Shurik'n - Manifeste
[00:21.63] Je porte les sales manies du pays dans le cœur
[00:23.63] Cosi sta bene
[00:24.38] Et on est 13% chez toi
[00:26.13] Tu voudrais bien qu’on y retourne, hein ?
[00:27.63] Je débarque dans l’univers des nantis
[00:29.38] Des claques se perdent dans les gueules des dandys
[00:31.13] C’est pas le pays de Candy
[00:33.02] Des Gandhi, ici y'en a pas, p'tit
[00:33.77] Du mec honnête au bandit
[00:35.52] La France taxe les types au RMI
[00:37.52] Eh, ouais, 10%, qu’est-ce que t’en dis ?
[00:38.77] Quant à moi, je bosse à 50 pour l’Etat proxo
[00:41.27] Pour l’état de mes droits
[00:42.77] Je suis l’une de ses putes préférées
[00:44.27] Quoi ? Avec 10% de ce putain de cerveau
[00:46.27] C’est la servitude dans les blocs à Clairvaux
[00:48.27] Où nos ganaches qui servent au McDo
[00:49.77] Y’a pas d’arraches qui se payent pas un jour
[00:51.52] Le fity-fifty devient tout-nada
[00:53.77] Si tu caftes, superbe lifting
[00:55.52] Le zezoir n'a pas d'âme madame
[00:57.52] Plein de strass à Paname
[01:01.52] A l’Assemblée on ignore ce qui se passe sur le macadam
[01:01.77] 20% de mes potes aujourd’hui se cament
[01:03.02] Y’a plus de révoltes en vue (C'est mort)
[01:04.77] Ce putain de pouvoir achète à quel prix le calme
[01:06.77] Sur le terrain de football
[01:08.27] Ce petit gosse en veut
[01:09.52] Mais 99% échouent et nous on prie tous en Dieu
[01:12.02] On est les seuls à croire au Père Noël jusqu’à 30 ans, vieux
[01:14.77] 80% des gens portent le triple 6 en eux
[01:17.52] Marcher sur la tronche des autres
[01:19.02] Pour une vie glauque et 300 types
[01:21.02] Possèdent 50% des richesses du globe
[01:22.77] C’est normal, leurs pantins ont l’index sur un bouton
[01:25.77] Et ce putain de peuple broute comme un mouton
[01:28.27] Chez moi, la flamme fait 30%, attends
[01:30.27] Je fais mes comptes, et ça veut dire
[01:31.77] Qu’y a minimum un type sur 3 qu’on devra claquer
[01:34.02] Debhak au menu ce soir, fiston, qu’es-ce que tu en dis?
[01:36.27] Finie la paix à Marseille
[01:37.27] On va rallumer l’incendie
[01:39.52] En ce lendemain d’élections, j’ai si peur pour les miens
[01:42.02] On prend les devants, garçon, pour museler les chiens
[01:44.77] Ah, chienne de vie
[01:46.27] Prédestinée à trop de cavales historiques, non
[01:48.27] Front de libération de Mars, canal historique
[01:50.52] Lis dans mes yeux, trop de rancœur
[01:52.02] Trop grand cœur
[01:53.02] Trop con, je suis pas ton chanteur
[01:54.27] Tueur d’collabo, poète planteur
[01:55.52] Planté au piquet depuis la maternelle
[01:58.02] Couvé par le voile de l’amour maternel
[02:00.02] On en oublie que rien n’est éternel
[02:01.78] Ni tes proches, ni ce qu’il y a dans tes poches
[02:03.52] Moi, j’en ai rien à foutre de la fauche
[02:05.52] Eux rient quand on accroche des sacoches
[02:07.27] Y’a pas de degré d’inclinaison de mon corps
[02:09.02] L’inclinaison de ma tête
[02:10.52] Est une réponse directe à l’inclinaison de mon cœur
[02:13.02] Au banc des accusés, ma ville trône
[02:14.77] Où matrones ces rimes écœurées
[02:16.77] Je griffonne ces lignes sur un vieux bout de papier
[02:18.27] Y’a pas de degré d’inclinaison de mon corps
[02:20.02] L’inclinaison de ma tête
[02:21.52] Est une réponse directe à l’inclinaison de mon cœur
[02:23.77] Courber l’échine, connaît pas
[02:24.77] Je mettrai pas le genou à terre
[02:26.27] Je resterai fier au nom de mes frères
[02:27.77] Je scelle ces mots d’un sceau de fer
[02:29.27] Y’a pas de degré d’inclinaison de mon corps
[02:31.27] L’inclinaison de ma tête
[02:32.77] Est une réponse directe à l’inclinaison de mon cœur
[02:35.02] Mes phrases dérangent toujours aux alentours
[02:36.52] J’arrêterai peut-être le jour où les êtres
[02:37.77] Élus au deuxième tour cesseront de faire les sourds
[02:39.27] Je donne ma vision des choses, pas roses
[02:41.77] Ose écouter qui veut la prose
[02:43.27] Est parfois morose
[02:44.27] Qu’est-ce que j’y peux ?
[02:45.52] Mon âme déclame ce que voient mes yeux
[02:46.02] C’est ce que j’aime faire
[02:46.77] C’est ce que j’aime écrire, ce que j’aime entendre
[02:47.77] Des textes vrais, sur des faits qui donnent envie de rendre
[02:49.77] Faut pas vous méprendre
[02:51.77] Le délire noue mon cerveau à l’année, basané
[02:54.02] Je perd pas de vue ceux qui veulent m’étendre
[02:56.27] Prêt à zapper, c’est mieux que de se rendre
[02:57.52] Il fallait pas nous chercher
[02:58.52] Fallait pas croire qu’on allait rester là les bras croisés
[02:59.52] A boire un thé
[03:01.77] Quand la haine dure comme l’amitié
[03:02.77] Tenace, elle persiste, invite les ex-noirs sur la piste
[03:05.27] Les lettres sautent
[03:06.77] Pieds noirs et italiens grossissent la liste
[03:08.27] Le kyste et les temps empirent
[03:09.52] Et si on le dit pas nous, qui va le dire
[03:11.02] Et si on l’écrit pas, qui va le lire
[03:12.27] Qui va s’en souvenir
[03:13.27] Le pire, c’est qu’on est pas sûr que ça serve
[03:14.77] Trahir filerait la gerbe
[03:16.27] Fuir n’existe pas
[03:17.52] Trop de gens courtisent Gégène
[03:18.77] Sèment la gangrène
[03:19.77] Sur Mars pendant dix ans, j’ai porté ce nom avec fierté
[03:21.27] Maintenant, j’hésite à le prononcer
[03:23.27] Jamais l’idée ne m’a effleurée
[03:24.52] Fanée, la rose du sud s’éteint
[03:26.52] Même Notre Dame pleure
[03:28.02] Sous la chaleur les cœurs flétrissent
[03:29.52] Toujours le front en sueur
[03:30.52] La peur de l’autre donne des ailes
[03:31.77] On se sent moins seul au pluriel
[03:33.02] La tête pleine de rien
[03:34.52] Les cons remplissent des bulletin criminels
[03:35.77] Les oubliés plient
[03:37.02] L’Etat jouit, les jeunes jouent les bandits
[03:38.52] Les parents triment, s’usent la vie
[03:40.02] Avec un job de jour, un job de nuit
[03:41.27] Un mec sur trois me vise et ça me fout les glandes
[03:43.02] Pense qu’il y en a plus d’une centaine
[03:44.52] Auxquels je fais la bise
[03:45.77] Qui cachent un couteau dans leur manche
[03:47.27] Le soupçon plane désormais
[03:48.52] A tout moment, sur Saint Fé
[03:50.02] Quelqu'un peut me saluer
[03:51.27] Du genre : salut poto, ciao enfoiré
[03:52.77] Même cachés, les beaufs m’auront pas
[03:54.52] La fierté du Hip Hop sera pas la honte du pays
[03:57.02] Je le dis en vrai, mais je croise les doigts
[03:58.52] Les mains aussi
[03:59.27] Je prie pour la première fois
[04:00.52] Que la catin d’aujourd’hui redevienne princesse d’autrefois
