Ma Chute Libre
[00:06.69] qui s'efface derrière moi,
[00:07.66] Les dernières cendres sont emportées par le vent,
[00:11.16] Mais je vois le temps qui s'efface,
[00:14.15] Et je porte encore les traces de ce face à face,
[00:18.66] De nos ébats inscrits sur ma carcasse,
[00:19.91] Les dernières cendres sont emportées par le vent,
[00:23.16] Mais j'entends encore sa voix qui sonne,
[00:25.44] Résonne comme un millier de cris stridents,
[00:27.16] Qui m'assomme, qui sonne résonne, comme un millier de cris stridents.
[00:33.42] Dans cette danse avec la mort, l'esprit en chute libre,
[00:36.66] J'étais calme sous son emprise,
[00:39.41] Épris par sa beauté, prisonnier,
[00:43.18] Prisonnier dans ses vertiges,
[00:44.91] Elle s'érige en ultime limite,
[00:47.66] Elle m'inflige ses crises,
[00:48.92] Je m'écrase, je m'incline,
[00:52.91] Et mon orgueil décline.
[00:55.91] Elle fut la sirène qui eut son règne dans mes yeux,
[01:01.93] La harpie qui s'amuse dans mes cieux,
[01:07.66] Elle contrôlait chacun de mes gestes,
[01:12.66] Elle était ces milliers de lueurs qui me transpercent,
[01:39.18] Aveuglé mis à nu je marche seul dans la plaine,
[01:41.66] Assoiffé par ma haine je n'en peux plus d’être abreuvé par mes peines,
[01:45.41] D'être étranglé des envies malsaines,
[01:47.40] Par ce que le mâle sème, parce que ce mal m'aime,
[01:50.16] Enfermé sous la terre cloisonnée à jamais,
[01:52.66] Déchainé comme la mer, agité comme jamais,
[01:55.42] En otage de ma rage je suis l'otage de mon âme,
[01:58.18] En otage de ma rage je suis l'otage de mon âme,
[02:32.92] Je voudrais être enfin libre.
[02:54.67] Je voudrais être enfin libre, libre de vivre, laisser corps et âme éclore,
[02:59.91] Sortir de ce corps, ne plus être au corps a corps avec le sort,
[03:03.66] Cesser de se débattre encore et encore,
[03:05.69] Alors je sors les crocs, je m'accroche face à la mort
[03:08.66] Je deviens accro à ce mal qui me ronge, qui me dévore,
[03:11.92] Et dans mes songes je me remémore,
[03:16.20] Que je serais BIENTÔT LIBRE.
[03:21.91] Et j'entends, le cri de l'enclume qui m'appelle,
[03:26.92] Du convoi qui me traine, de ces rails qui m'emmènent,
[03:30.15] Qui m'emporte loin de toi,
[03:31.66] Mais je suis si bien dans ses bras,
[03:33.16] Je vois le marteau qui s'abat
[03:34.91] Sur ce corps qui part en éclats
[03:37.43] Sur ce corps qui n'a plus froid,
[03:38.45] Qui s'efface derrière toi, qui s'efface derrière toi
